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mardi 24 juin 2008
mercredi 9 avril 2008
Mon ex-future start-up !
On peut toujours rêver. Par exemple que l'on a monté/va monter une start-up dans la nouvelle économie, celle qui utilise Internet de manière innovante... Alors je vous livre, à défaut d'un business plan, une idée que je suis trop vieux pour mettre en oeuvre maintenant mais que mon incompétence managériale m'aurait de toutes façons empêché de réussir eussé-je été plus jeune pour l'envisager. J'ai juste préparé une bannière pour le site potentiel :
Voilà. Je constate que l'ascenseur social a des ratés : "de mon temps" les parents pouvaient voir leurs enfants mieux réussir qu'eux, et ainsi les aider éventuellement quand ils devenaient vieux. Maintenant, c'est souvent le contraire. Et force est de constater que les grands-parents sont de plus en plus incités à aider leurs descendants de leur vivant, ils y sont même fiscalement encouragés.
On se retrouve alors avec des grands-parents qui ont de l'argent, des enfants qui en ont moins et des petits-enfants pas du tout. Mais ces derniers ont besoin d'argent pour s'installer, et au milieu, les cinquantenaires sont parfois sur la corde raide avec le chômage qui guette certains. Mais du côté des jeunes, emprunter de l'argent coûte cher et pour les anciens, placer son argent n'est pas évident. D'où l'idée de mutualiser, au niveau de la famille aussi large que possible, l'argent possédé par les uns pour le prêter aux autres qui en ont besoin. Ce qui revient à faire au sein d'une même famille le travail de la banque qui prête l'argent que d'autres placent chez elle. Et de garder au sein de la famille les agios que ne manque pas de générer la banque ainsi by-passée.
Grâce à mon site familybank.com (en anglais, cela fait plus chic !), votre famille dispose de son espace tartempion.familybank.com, strictement réservé aux membres inscrits de votre famille et à votre notaire. Dans le pot commun, les grands-parents, éventuellement certains parents aisés mettent de l'argent, les enfants empruntent dans ce pot commun, ainsi qu'éventuellement certains parents en difficulté, et le notaire gère les contrats de prêts. Le site génère les documents notariaux, les calculs de remboursement et les échéanciers, la situation globale des ressources et emplois familiaux, les intérêts perçus par les prêteurs à des fins de déclaration fiscale, etc.
Je ne sais pas si tout cela est légal, mais on doit pouvoir arriver à contourner les obstacles. Je ne sais pas si ce n'est pas équivalent à la tontine, je n'y connais rien ! Je voulais juste dire que les trois sous dont je dispose, je préfèrerais en faire profiter ma famille plutôt que le système bancaire, qui joue d'ailleurs profil bas en ce moment, à juste titre...
Voilà. Je constate que l'ascenseur social a des ratés : "de mon temps" les parents pouvaient voir leurs enfants mieux réussir qu'eux, et ainsi les aider éventuellement quand ils devenaient vieux. Maintenant, c'est souvent le contraire. Et force est de constater que les grands-parents sont de plus en plus incités à aider leurs descendants de leur vivant, ils y sont même fiscalement encouragés.
On se retrouve alors avec des grands-parents qui ont de l'argent, des enfants qui en ont moins et des petits-enfants pas du tout. Mais ces derniers ont besoin d'argent pour s'installer, et au milieu, les cinquantenaires sont parfois sur la corde raide avec le chômage qui guette certains. Mais du côté des jeunes, emprunter de l'argent coûte cher et pour les anciens, placer son argent n'est pas évident. D'où l'idée de mutualiser, au niveau de la famille aussi large que possible, l'argent possédé par les uns pour le prêter aux autres qui en ont besoin. Ce qui revient à faire au sein d'une même famille le travail de la banque qui prête l'argent que d'autres placent chez elle. Et de garder au sein de la famille les agios que ne manque pas de générer la banque ainsi by-passée.
Grâce à mon site familybank.com (en anglais, cela fait plus chic !), votre famille dispose de son espace tartempion.familybank.com, strictement réservé aux membres inscrits de votre famille et à votre notaire. Dans le pot commun, les grands-parents, éventuellement certains parents aisés mettent de l'argent, les enfants empruntent dans ce pot commun, ainsi qu'éventuellement certains parents en difficulté, et le notaire gère les contrats de prêts. Le site génère les documents notariaux, les calculs de remboursement et les échéanciers, la situation globale des ressources et emplois familiaux, les intérêts perçus par les prêteurs à des fins de déclaration fiscale, etc.
Je ne sais pas si tout cela est légal, mais on doit pouvoir arriver à contourner les obstacles. Je ne sais pas si ce n'est pas équivalent à la tontine, je n'y connais rien ! Je voulais juste dire que les trois sous dont je dispose, je préfèrerais en faire profiter ma famille plutôt que le système bancaire, qui joue d'ailleurs profil bas en ce moment, à juste titre...
jeudi 7 février 2008
Farrou, histoire d'une maison (1)
C'est en 1856 que Louis Moly (1830-1887), cordonnier, achète un terrain à Farrou, près de Villefranche de Rouergue (Aveyron).
Il déclare qu'il souhaite y bâtir une maison.
Louis Moly a effectivement construit cette maison dès l'année suivante. C'est bien la date de 1857 que l'on aperçoit sur la photo de gauche où figurent mes grands-parents Fernand Saunal et Rose Froment, avec ma mère.
Louis Moly, qui a épousé Catherine Froment (1824-1902), décède en 1887 sans laisser d'enfants. Son épouse recueille sa succession, les frères et soeurs de son mari lui cédant leurs droits sur tous ses biens pour 400 francs chacun.
Dans la semaine qui suit cette succession, Catherine Froment fait de son neveu Louis (Maximilien) Froment (1859-1951) son légataire universel, comme l'indique cette "origine de propriété" tirée de la succession suivante. Il faut dire que son neveu Louis vient de se marier, 6 mois avant, avec une nièce de son défunt mari, Rose Moly.
Louis Froment devient donc le propriétaire de la maison de Farrou en 1902 au décès de sa tante Catherine. Entretemps, il a eu trois enfants, dont ma grand-mère Rose Froment. Quand il décède à l'âge de 92 ans, c'est elle qui recueille la maison en 1954, en versant une soulte à son frère et à sa soeur.
La suite sur mes souvenirs de la maison de Farrou dans un prochain billet.
Il déclare qu'il souhaite y bâtir une maison.
Louis Moly a effectivement construit cette maison dès l'année suivante. C'est bien la date de 1857 que l'on aperçoit sur la photo de gauche où figurent mes grands-parents Fernand Saunal et Rose Froment, avec ma mère.
Louis Moly, qui a épousé Catherine Froment (1824-1902), décède en 1887 sans laisser d'enfants. Son épouse recueille sa succession, les frères et soeurs de son mari lui cédant leurs droits sur tous ses biens pour 400 francs chacun.
Dans la semaine qui suit cette succession, Catherine Froment fait de son neveu Louis (Maximilien) Froment (1859-1951) son légataire universel, comme l'indique cette "origine de propriété" tirée de la succession suivante. Il faut dire que son neveu Louis vient de se marier, 6 mois avant, avec une nièce de son défunt mari, Rose Moly.
Louis Froment devient donc le propriétaire de la maison de Farrou en 1902 au décès de sa tante Catherine. Entretemps, il a eu trois enfants, dont ma grand-mère Rose Froment. Quand il décède à l'âge de 92 ans, c'est elle qui recueille la maison en 1954, en versant une soulte à son frère et à sa soeur.
La suite sur mes souvenirs de la maison de Farrou dans un prochain billet.
jeudi 31 janvier 2008
Guelma-Saint Gervais, février 1960
Mon père, François Courbon, était militaire de carrière. Il avait fait Saint Cyr en 1933-35. Il était ce que l'on appelait à cette époque un officier "républicain". Curieuse expression, mais qui met bien en évidence que l'Armée avait pû, ou pourrait, ne pas être entièrement au service de la République. Ainsi des dérives anti-dreyfusardes (avant 1914), de l'attirance pour la Cagoule (entre les 2 guerres mondiales) ou de la critique des "politiciens qui nous avaient fait perdre l'Indochine" (après 1945). Issu d'un milieu modeste, ce n'était pas son cas, loin s'en faut.
Je voudrais ici évoquer le milieu du mois de février 1960. J'étais à ce moment-là à Saint Gervais dans un camp de ski du groupe de scouts de Lyon auquel j'appartenais.
Mon père quant à lui, parti servir en Algérie en décembre 1959, avait été détaché près de Guelma fin décembre 59. Il était depuis 2 mois sous la direction du Colonel Goussault, un promoteur de "l'action psychologique", et au sujet duquel un ami de mon père lui rapportait les opinions qui suivent :
"Beaucoup, je le sais, lui reprochent d'être très personnel et n'estiment pas son caractère.
Ses succès et ses qualités le rendent exigeant et difficile à servir."
Mon père notait sur un carnet ce qu'il faisait au jour le jour, il apparait bien à sa lecture que son colonel voulait "faire du chiffre" comme on dit maintenant. Ci-dessous figure la copie des dernières notes dans ce carnet.
On peut ainsi lire en date du 10 février : "Convoqué Secteur pour opération Désirée. Mécontentement du Colonel Goussault"
Les notes s'arrêtent le 15 février.
Le 18 février 1960 au soir à Saint Grevais, nous mangions quand on m'a dit que quelqu'un dehors voulait me voir. Je suis sorti. C'était le curé de Saint Gervais.
J'ai tout de suite compris. Aux premières paroles embarassées du curé, j'ai demandé s'il n'était que blessé ou mort. Par la suite, nous avons su qu'il avait été tué en essayant de dégager un groupe de harkis (on disait alors "supplétifs") qui avaient été accrochés par des fellaghas.
J'ai tout de suite compris. Aux premières paroles embarassées du curé, j'ai demandé s'il n'était que blessé ou mort. Par la suite, nous avons su qu'il avait été tué en essayant de dégager un groupe de harkis (on disait alors "supplétifs") qui avaient été accrochés par des fellaghas.
mercredi 23 janvier 2008
Mon grand-père, féministe dès 1917
Fernand Saunal, dont j'ai raconté dans ce blog quelques épisodes de sa guerre de 14-18, l'avait terminée en Grèce vers Monastir et Salonique. Et il parlait volontiers de cette période.
Il évoquait notamment cet épisode qui le faisait beaucoup rire : aux petits grecs qui voulaient apprendre le français, les soldats leur disaient de répéter "Sale race de grecs !". Et les enfants de courir dans le village en criant "Sale race de grecs..."
Il est évident que maintenant cela sonne très "politiquement incorrect". Si donc il était nécessaire de réhabiliter mon grand-père, je vous proposerais cet extrait sonore dans lequel il raconte comment il porta secours à la Femme grecque. J'ai retranscrit plus bas ce qu'il dit, mais c'est plus savoureux à écouter :
Il évoquait notamment cet épisode qui le faisait beaucoup rire : aux petits grecs qui voulaient apprendre le français, les soldats leur disaient de répéter "Sale race de grecs !". Et les enfants de courir dans le village en criant "Sale race de grecs..."Il est évident que maintenant cela sonne très "politiquement incorrect". Si donc il était nécessaire de réhabiliter mon grand-père, je vous proposerais cet extrait sonore dans lequel il raconte comment il porta secours à la Femme grecque. J'ai retranscrit plus bas ce qu'il dit, mais c'est plus savoureux à écouter :
Papy féministe en 1917 (1min01)
"Je me rappelle, un jour, dans la montagne, nous avons trouvé un "niakwa" (sic), un grec qui était sur un âne, un petit mulet, et la femme suivait derrière avec un gros barda sur les épaules, un gros paquet. Alors, nous l'avons fait descendre dessus l'âne et on a mis le paquet de branches et d'herbes et de tout ce qu'elle portait la bonne femme, sur le mulet. Il faisait vilain, le type. C'était un garde, d'ailleurs. Il comprenait pas, bien sûr... C'était normal chez eux, c'est comme ça que ça se passe. Chez nous, c'est pas pareil, on n'admettait pas que la bonne femme se crève sous le barda et que lui soit tranquillement sur l'âne en train de caracoler..."
PS 1 Mon ami Jean-Pierre, dont le mauvais goût cache une galanterie chevaleresque, m'a suggéré que mon grand-père aurait pu mettre la "bonne femme" sur le mulet et le "barda" sur le dos du mari...
PS 2 Mon beau-frère Michel, qui n'est pas Professeur des Universités pour rien, me rappelle que "niakwé" était le terme vietnamien (homme) utilisé péjorativement par les colons pour désigner les Indochinois. Comme "cagna", maison en vietnamien. Ou "bougnoule", terme Wolof du Sénégal signifiant "noir". Du coup, je suis allé dans mon Robert historique de la langue française : "barda" vient de l'arabe pour "bât rembourré sur un âne ou un mulet" devenu "attirail du soldat".
dimanche 2 décembre 2007
La guerre du Tonkin de Louis Froment
Louis Froment (1859-1951) est mon arrière grand-père maternel, originaire de Villefranche de Rouergue dans l'Aveyron.On le voit ici sur sa moto un peu après la guerre de 39-45, il était toujours alerte à près de quatre-vingt dix ans. Je me rappelle bien l'avoir vu quand nous étions passés chez nos grands-parents, probablement au retour du Maroc où nous sommes nés mes soeurs et moi.
Sur cette photo, on le voit entre ma soeur Michou et moi. Dans l'enregistrement qu'elle a fait en 1973 de notre grand-père Fernand, j'ai repris 3 minutes dans lesquelles il parle de Louis Froment, et plus particulièrement de sa guerre du Tonkin (1884-85) dans laquelle il s'était engagé.
Louis Froment au Tonkin 3mn15
Fernand racontait comment son beau-père Louis Froment était obligé de tremper le canon de son fusil dans le Yang Tse Kiang (*) pour le refroidir tellement il tirait de coups de fusil !!! On apprend aussi qu'il n'avait jamais écrit à ses parents durant son séjour en Extrême-Orient, et que sa mère, inquiète, s'était vue dire par une cartomancienne qu'elle ne reverrait plus son fils. Et que Louis à son retour était allée voir cette diseuse de bonne/mauvaise aventure pour lui donner une paire de claques...Ci-dessous, une "image d'Epinal" évoquant cette guerre du Tonkin.
(*) Comme le dit à juste titre le commentaire, il ne s'agit pas du Yang Tse Kiang, mais plutôt du Fleuve Rouge probablement.
mardi 20 novembre 2007
Mon grand-père et le Commandant du 40ème en 1916
Je vous ai parlé de mon grand-père Fernand Saunal à Craonne en 1916. Je vous propose aujourd'hui une anecdote sur cette guerre racontée par lui-même. Ma soeur Michou l'avait enregistré en 1973 racontant ses souvenirs de guerre dans la Marne et en Grèce.
Il disait que le 11 novembre, il restait chez lui car il avait gardé un très mauvais souvenir des "gradés". Ce qu'il raconte ici l'illustre parfaitement : brancardier, son commandant l'avait envoyé plusieurs fois sans objet vers les tranchées allemandes, juste pour voir si les "boches" appliquaient bien la Convention de Genève. A la 3ème fois, les Allemands avaient "canardé". Content, le commandant avait fait un rapport...
Il disait que le 11 novembre, il restait chez lui car il avait gardé un très mauvais souvenir des "gradés". Ce qu'il raconte ici l'illustre parfaitement : brancardier, son commandant l'avait envoyé plusieurs fois sans objet vers les tranchées allemandes, juste pour voir si les "boches" appliquaient bien la Convention de Genève. A la 3ème fois, les Allemands avaient "canardé". Content, le commandant avait fait un rapport...
Le commandant de Papy 3mn19
Brancardier, mon grand-père devait aller chercher blessés et morts après les attaques. Il avait un avantage déterminant pour ce sale boulot : il avait perdu l'odorat durant son service militaire suite à une nuit de pluie diluvienne sous une tente où il avait dormi la tête dans l'eau. C'est ce qu'il nous racontait...
lundi 5 novembre 2007
Mon grand-père à Craonne en 1916
J'ai récupéré sur un vieil album de la guerre de 14-18 cette photo de Fernand Saunal, mon grand-père maternel.
Je voudrais juste évoquer ici le lieu qui est mentionné sous la photo : "Craonne". Il s'agit d'un endroit célèbre pour la violence des combats qui y ont eu lieu et pour une chanson qui reflétait le ras-le-bol des combattants. Elle fut un prélude aux mutineries de 1917.
Vous pouvez écouter ci-dessous cette chanson, les paroles sont belles, et la musique avait été empruntée à une chanson d'amour célèbre à l'époque... Ce qui permettait aux soldats de la fredonner, sans prononcer les paroles car ils risquaient gros sinon.
La chanson de Craonne
Je voudrais juste évoquer ici le lieu qui est mentionné sous la photo : "Craonne". Il s'agit d'un endroit célèbre pour la violence des combats qui y ont eu lieu et pour une chanson qui reflétait le ras-le-bol des combattants. Elle fut un prélude aux mutineries de 1917.Vous pouvez écouter ci-dessous cette chanson, les paroles sont belles, et la musique avait été empruntée à une chanson d'amour célèbre à l'époque... Ce qui permettait aux soldats de la fredonner, sans prononcer les paroles car ils risquaient gros sinon.
La chanson de Craonne
Ginette Garcin - La chanson de Craonne
mercredi 17 octobre 2007
Mes ancêtres dauphinois et bretons
Ci-dessous un morceau de l'ascendance de mon grand-père maternel Fernand Saunal, qui illustrera les conditions dans lesquelles j'ai failli avoir des ancêtres dauphinois et bretons.
Je suis donc allé aux archives de l'état civil de Grenoble où j'ai retrouvé la naissance de Joséphine Andréanne LE BARBOU.
Un livret de famille est le point de départ idéal pour des recherches généalogiques. Celui de mon arrière grand-père Félix Saunal m'a lancé sur la voie de potentiels ancêtres dauphinois, puisque son épouse, modiste, était née à Grenoble.
Je suis donc allé aux archives de l'état civil de Grenoble où j'ai retrouvé la naissance de Joséphine Andréanne LE BARBOU.
Un livret de famille est le point de départ idéal pour des recherches généalogiques. Celui de mon arrière grand-père Félix Saunal m'a lancé sur la voie de potentiels ancêtres dauphinois, puisque son épouse, modiste, était née à Grenoble.
Les surprises commençaient !
Tout d'abord, la petite Joséphine n'avait pas de papa, du moins le jour de sa naissance. Car en marge de l'acte de naissance était portée la mention
" L'enfant a été légitimé par le mariage de ses père et mère François LE BARBOU et Marie HERMET célébré à Besançon (Doubs) le 22 décembre 1863 ".
Ni une ni deux, lettre à la Mairie de Besançon pour obtenir une copie de l'acte de mariage des "parents" de Joséphine. Et là, me voilà avec des ancêtres bretons puisque François LE BARBOU était né à Saint Thurien dans le Finistère...
Pour autant qu'il soit le vrai père de Joséphine. En effet, chose curieuse, sur son acte de naissance apparaissait comme témoin le "sieur André BARBOU, garçon de magasin, âgé de 60 ans" (pas de LE devant le patronyme). M'intéressant à cet André Barbou, je constate qu'en mars de la même année 1862 de la naissance de Joséphine Andréanne est née une autre Barbou, Joséphine Anne, couturière et fille du susnommé André Barbou. Dans les deux cas aussi est citée l'accoucheuse, une certaine Marie Fauchet, 60 ans.
Bizarre quand même ces prénoms Joséphine Anne, André, et Joséphine Andréanne autour de ce même patronyme Barbou sachant qu'apparaît l'année suivante à Besançon mon ancêtre François Le Barbou...
Mais revenons à la maman de Joséphine Andréanne. Dans l'acte de naissance de sa fille elle est mentionnée comme " Marie Hermet, domestique, âgée de 27 ans, née à Saint Sever (Aveyron), domiciliée à Grenoble ".
Et donc en guise d'ancêtres dauphinois, je tombe sur une native de l'Aveyron. Et de pas n'importe où en Aveyron puisque Saint Sever du Moustier est le lieu de naissance du futur mari de sa fille Joséphine !!! Autrement dit, cette Marie Hermet avait quitté son Aveyron natal pour se retrouver domestique à Grenoble, puis mère célibataire (on disait alors "fille-mère"). Est-ce la misère qui l'avait faite se placer comme domestique dans une famille à 500 kilomètres de là ? Avait-elle été éloignée par ses parents justement parce qu'elle était tombé enceinte au village ? Ou bien peut-être avait-elle suivi quelque colporteur dont elle serait tombée amoureuse ? Toujours est-il que sa fille Joséphine Andréanne a dû retourner chez ses grand-parents en Aveyron et y a fait la connaissance de son mari Félix Saunal.
Quid toutefois de mes ancêtres bretons ? A la mairie de Saint Thurien (Finistère sud), je n'ai pas trouvé trace ni de François Le Barbou (né en 1826), ni de son père Jean, les archives étant parties à Quimperlé. Je n'ai trouvé que l'acte de décès de la mère de François Renée Le Bail, morte mendiante en 1835 et dont j'ai parlé dans un autre billet. Aucune mention du mari Jean, avait-elle été abandonnée ? Où était son fils de 9 ans au moment où elle est morte ? A cette époque-là sévissait une grande misère dans ces régions, le père est-il parti avec son fils pour essayer de survivre ?
Ce nom de Le Barbou sonnait bien breton, j'en ai donc cherché sur le minitel pour tenter de retrouver cette famille bretonne. On en trouve aucun ! Actuellement, il n'y a que 11 Barbou (sans LE) dans le Finistère, comme le André de Grenoble.
En définitive, probablement se sont retrouvées à Grenoble la fuite de deux misères. Celle de Marie Hermet quittant son Aveyron de chataîgnes et de lait de brebis. Et celle d'un Le Barbou et son fils abandonnant une femme et mère qui finira mendiante...
En définitive, probablement se sont retrouvées à Grenoble la fuite de deux misères. Celle de Marie Hermet quittant son Aveyron de chataîgnes et de lait de brebis. Et celle d'un Le Barbou et son fils abandonnant une femme et mère qui finira mendiante...
samedi 13 octobre 2007
Les métiers d'antan
Comme beaucoup de français, mes ancêtres étaient paysans. Ils couvrent toutes les gradations dans l'échelle sociale, du propriétaire-cultivateur au brassier (qui n'a que ses bras à vendre) en passant par le laboureur (possesseur d'une paire de boeufs) et le journalier.
Parmi les artisans, c'est dans l'Aveyron que j'en trouve : un tonnelier, un charron, un forgeron,
Parmi les artisans, c'est dans l'Aveyron que j'en trouve : un tonnelier, un charron, un forgeron,
Plus deux tisserands et deux cantonniers, dont l'un était en même temps instituteur ! J'ai aussi enregistré un "ménager" (?), et plus récemment, un employé de commerce et un employé PLM (Paris-Lyon-Méditerranée, l'ancêtre de la SNCF).
Côté femmes, on trouve une tailleuse d'habits (mon arrière grand-mère dont il a été question avant), une modiste (dont je parlerai bientôt), deux rubannières, une lingère et un fille de service.
Plus triste, cet acte de décès relevé à Saint Thurien (Finistère) :
"Ce 3 juin 1835, X et Y sont venus nous annoncer la mort de Renée Le Bail, 41 ans, mendiante."
mercredi 3 octobre 2007
Ici reposent Françoise Croze et ses enfants
J'ai parlé autrepart de Pétaloup, lieu où ont vécu mes arrière grands parents paternels. Il y a plus d'une vingtaine d'années, j'y étais passé en souvenir des journées d'après-guerre où mes soeurs et moi nous refaisions une santé. J'y étais aussi venu une semaine y réviser mon bac en 1958. J'avais cette fois-ci retrouvé une maison en très piteux état : ouverte à tous les vents, le plancher était effondré, partout des gravats et des ordures laissées par des randonneurs de passage.
Au milieu de tout cela, j'étais tombé sur cette plaque tombale qui était sur la tombe de mon arrière grand-mère Françoise Croze (et de ses parents). Avant que l'emplacement au cimetière ne soit récupéré... Je l'ai emmenée avec moi.
Le plus émouvant était la mention de "ses enfants" dont les prénoms ne sont même pas énoncés. Ainsi que son jeune âge : 32 ans... Mariée à 20 ans, elle a eu 7 enfants en 12 ans de mariage, dont trois seulement ont survécu. Les quatre autres sont morts à l'âge de 2 jours, 4 jours, 25 jours et 8 mois. Et elle est morte en couche à la naissance du dernier.
Il faut dire qu'elle vivait à 1000 mètres d'altitude, au milieu des bois, à 1 kilomètre à peu près de la route la plus proche... J'ai sorti la carte de l'endroit sur Google Earth pour donner une idée de de l'isolement qui devait être le sien :
Au milieu de tout cela, j'étais tombé sur cette plaque tombale qui était sur la tombe de mon arrière grand-mère Françoise Croze (et de ses parents). Avant que l'emplacement au cimetière ne soit récupéré... Je l'ai emmenée avec moi.
Le plus émouvant était la mention de "ses enfants" dont les prénoms ne sont même pas énoncés. Ainsi que son jeune âge : 32 ans... Mariée à 20 ans, elle a eu 7 enfants en 12 ans de mariage, dont trois seulement ont survécu. Les quatre autres sont morts à l'âge de 2 jours, 4 jours, 25 jours et 8 mois. Et elle est morte en couche à la naissance du dernier.
Il faut dire qu'elle vivait à 1000 mètres d'altitude, au milieu des bois, à 1 kilomètre à peu près de la route la plus proche... J'ai sorti la carte de l'endroit sur Google Earth pour donner une idée de de l'isolement qui devait être le sien :
jeudi 27 septembre 2007
Larousse en 6 volumes, édition 1928
Mon grand-père paternel était facteur à Saint Etienne, et avait à coeur que ses enfants fassent des études et grimpent dans l'échelle sociale. A cette époque, comme à celle de mon père, on faisait tout pour que ses enfants réussissent mieux que soi-même dans la vie, et c'est ce qui se passait bien souvent. Depuis, les temps ont changé ; que l'on ait pas trop à leur donner pour aider nos enfants est déjà un objectif pas facile à atteindre...
Mon grand-père Gabriel avait donc fait l'acquisition du Larousse en six volumes en 1928, un achat probablement très important pour le petit salaire qu'il touchait de la Poste.
Peut-être cela a-t'il contribué à ce que mon père fassent des études supérieures, et intègre Saint Cyr qui, à cette époque avait une renommée comparable à celle de Polytechnique.
J'ai hérité de ces volumes, qui figurent en bonne place dans ma bibliothèque. On peut y remarquer à droite un volume supplémentaire, le Larousse Ménager Illustré. Probablement, un volume "gratuit" proposé par le vendeur à la commande des six volumes...
J'imagine que ce Larousse Ménager était là à l'attention d'une soeur ne faisant pas d'études... Mais je n'ai pas de tante, donc peut-être pour la maman !
Je ne résiste pas au plaisir d'en sortir une image des plus instructives !
Mon grand-père Gabriel avait donc fait l'acquisition du Larousse en six volumes en 1928, un achat probablement très important pour le petit salaire qu'il touchait de la Poste.
Peut-être cela a-t'il contribué à ce que mon père fassent des études supérieures, et intègre Saint Cyr qui, à cette époque avait une renommée comparable à celle de Polytechnique.
J'ai hérité de ces volumes, qui figurent en bonne place dans ma bibliothèque. On peut y remarquer à droite un volume supplémentaire, le Larousse Ménager Illustré. Probablement, un volume "gratuit" proposé par le vendeur à la commande des six volumes...
J'imagine que ce Larousse Ménager était là à l'attention d'une soeur ne faisant pas d'études... Mais je n'ai pas de tante, donc peut-être pour la maman !
Je ne résiste pas au plaisir d'en sortir une image des plus instructives !
lundi 24 septembre 2007
Courbon & Barrière, du Mont Pilat
Mes ancêtres paternels viennent des communes de la Loire de St Genest Malifaux et Marlhes, ainsi que St Régis du Coin, commune créée vers 1870. Jean-Pierre Courbon était facteur rural, Gabriel facteur urbain. Digne successeur de "postiers" de pères en fils, j'ai moi-même émargé un temps au budget de France Télécom. Et mon frère travaille à La Poste...
lundi 17 septembre 2007
lundi 10 septembre 2007
Pétaloup
Mes ancêtres paternels sont originaires du Mont Pilat, massif montagneux situé entre Lyon, St Etienne et Valence. Mon arrière-grand père Jean-Pierre, facteur rural, avait épousé Françoise Croze, et s'était installé dans la belle famille à Pétaloup, sur la commune de St Régis du Coin. Sur cette photo de la maison "de famille" on voit mon grand-père Gabriel au centre, entouré de ses trois fils Pierre, François et Charles. En bas complètement à gauche, Charles Lubac, beau-frère de mon arrière grand-mère Françoise Croze.
En Vénétie, dans la région d'où est originaire mon épouse, il y a une expression pour parler d'un homme qui va s'installer chez les parents de sa femme. On dit qu'il est "capellan". Le terme évoque "chapeau", celui que le marié accroche en entrant dans sa nouvelle maison, ou "chapelain", du nom du prêtre qui arrivait dans la paroisse d'un curé.
En Vénétie, dans la région d'où est originaire mon épouse, il y a une expression pour parler d'un homme qui va s'installer chez les parents de sa femme. On dit qu'il est "capellan". Le terme évoque "chapeau", celui que le marié accroche en entrant dans sa nouvelle maison, ou "chapelain", du nom du prêtre qui arrivait dans la paroisse d'un curé.
mardi 4 septembre 2007
jeudi 30 août 2007
Généalogies Courbon Saunal Froment Longhi Munari
Sur Geneanet se trouvent les arbres suivants :
Courbon de Saint Régis du Coin (Pétaloup, 1870) et Saint Genest Malifaux (Les Chomeys, 1550), Loire
Saunal et Froment (Saint Sever du Moutiers et Villefranche de Rouergue, 1750), Aveyron
Ces généalogies sont incomplètes et contiennent forcément des erreurs. Merci de me contacter pour me faire part de tous vos commentaires, corrections, ajouts, etc. Vous pouvez le faire par email à Jean-Claude Courbon . Merci.
Saunal et Froment (Saint Sever du Moutiers et Villefranche de Rouergue, 1750), Aveyron
Ces généalogies sont incomplètes et contiennent forcément des erreurs. Merci de me contacter pour me faire part de tous vos commentaires, corrections, ajouts, etc. Vous pouvez le faire par email à Jean-Claude Courbon . Merci.
Si vous êtes de la famille et souhaitez accéder à des données plus récentes, contactez-moi pour obtenir un identifiant et un mot de passe pour la généalogie sur Geneanet.
Questi dati (raccolti da Giorgio Longhi, figlio di Rinaldo), sono incompleti e comportano probabilmente errori. Grazie di contattarmi per darmi i vs. commenti, correzioni, aggiunte, ecc. Potete farlo con email a Graziella Courbon o all'indirizzo sotto indicato.
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