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vendredi 10 octobre 2008

Le Belize en 24 heures... d'enfer

Si le Mexique et le Guatemala nous avaient enthousiasmés en 1972/73, malgré la mésaventure que je relate dans cet autre billet, le Belize (le Honduras Britannique d'antan) fut pour nous un enfer. Je vous propose une visite en 24 heures chrono, le temps d'y passer une nuit et de fuir en vitesse.

Nous arrivions de Tikal au Guatemala, en camping-car Volkswagen avec nos 2 enfants. Arrêt à la frontière comme il se doit. Ma femme, parlant l'espagnol correctement, commence à répondre à l'officiel qui pose des questions sur nos passeports. Ce dernier s'offusque et exige que l'on parle en anglais. Ce que je fais, non sans difficultés pour comprendre mon interlocuteur dont l'anglais était approximatif. Mais peut-être voulait-il en remontrer à ses adjoints...

Puis départ en direction de la capitale par une route remplie de nids de poules nombreux et profonds. Ce qui nous oblige à rouler à petite vitesse. Des jeunes gens au bord de cette route qui font de l'auto-stop le pouce de la main droite levé, la main gauche tenant une pierre qu'ils nous lancent dessus après notre passage !

Arrivés à Belize City, la capitale, nous nous dirigeons vers le bon hôtel de la ville indiqué dans le guide ; après tous ces jours dans la jungle, nous avons hâte de nous refaire une santé dans un endroit confortable. C'est un hôtel assez british, la dame qui nous accueille regarde de haut ces jeunes voyageurs fatigués et déclare que, non, il n'y a pas de chambre libre.

On se replie sur le second hôtel du guide, d'un genre plus "tropical" quand on franchit la porte d'entrée. Tables et sièges en rotin mal rangés , ventilateur qui ronronne au plafond, un patron vaguement indien mal rasé, un chapeau de paille informe sur l'arrière de la tête. Il nous propose une chambre à une trentaine de dollars. A cette époque et avec notre budget, cela faisait cher, surtout pour un endroit qui nous faisait craindre le pire. On demande à voir la chambre, le patron nous dit "D'accord, mais vous payez avant !"

De guerre lasse, on se met alors à la recherche d'un autre logement indiqué dans le guide ; c'était une dame d'origine espagnole qui, elle, se révéla aimable. Ce fut d'ailleurs la seule de ce séjour au Belize ! On passe une nuit médiocrement installés dans une chambre minuscule : pas question de laisser la porte de la penderie ouverte pour faire le tour du lit... Au petit matin, c'était un dimanche, on aperçoit par la fenêtre des dames noires qui allaient à l'église, habillées de robes mousseuses aux couleurs pastel assorties à de volumineux chapeaux à fleurs. On aurait dit certaines vieilles anglaises, et c'étaient bien à ces dernières que ces mamas souhaitaient ressembler !

Et on réalisait que ce pays était un mélange d'indiens descendants des Mayas, d'espagnols colonisateurs, de noirs issus des esclaves importés de Jamaïque, le tout saupoudré d'anglais habiles à profiter des conflits raciaux. Quand on ajoutait tous les métissages intermédiaires, on aboutissait à une mosaïque où tout le monde semblait se haïr consciencieusement.

On a rapidement quitté Belize City. En demandant la route vers le Mexique à un agent de police, on s'est vu répondre d'aller se renseigner au Ministère des Transports un peu plus loin !

A midi, on était à la frontière du Mexique à Chetumal, avec le sentiment de retrouver, ouf! un pays civilisé.

lundi 16 juin 2008

Je n'ai rien compris au Japon

Je suis allé au Japon en été 1992, à l'occasion d'un congrès et après avoir passé près de 3 semaines en Indonésie. Ayant particulièrement apprécié le séjour en Indonésie, je suis revenu du Japon très déçu, mais c'est surement de ma faute, beaucoup de personnes appréciant énormément ce pays. Suivent donc les points faibles de mon voyage...

1° Taxi

Arrivés à l'aéroport de Narita, on cherche la navette pour Shinjuku, au centre de Tokyo. Impossible de trouver cette navette malgré tous nos efforts. De guerre lasse, on se décide à prendre un taxi, sans savoir que cela fait un trajet de plus de 75 kilomètres. A mi-chemin, le taxi nous confie à un collègue pour la fin de la course... On ne comprend pas ce changement, on paie le début du parcours et on continue. Arrivée à notre hôtel. Total du coût des 2 taxis : 1100 francs de l'époque soit 170 euros, très désagréable entrée en matière !

2° L'hôtel

Nous avions réservé un hôtel avant de partir via une amie japonaise qui nous avait orientés dans notre recherche. 150 US$ de 1992 (100 euros de maintenant + inflation) m'avaient semblé suffisants compte tenu du montant limité des frais de déplacement pris en compte par mon université. Il était assez près du lieu du congrès, mais chambre minuscule ressemblant à une petite cabine de bâteau avec une salle de douche façon camping-car. Une télé toutefois. Avec des films pornos dans lesquelles étaient vigoureusement floutées les parties "génitaux" (comme disait mon sergent dans ses cours de close-combat).

3° L'achat d'un kimono

C'était la mode en France de ces robes de chambre légère baptisées chez nous kimonos. On a voulu en acheter dans un grand magasin. On a fait beaucoup de chemin d'explications en indications avant de trouver ce que l'on voulait et qui n'a rien à voir avec ce que les japonais appellent kimonos.

4° Un jeu de Go pour notre fils

On a voulu offrir un jeu de Go à notre fils. A l'hôtel, on nous a indiqué, dans un anglais difficile à comprendre un magasin. L'adresse était quelque chose comme R24-12-52. On a réussi à trouver, mais quelle galère...

5° Une excursion à Kyoto

On a cherché une visite organisée pour 2 ou 3 jours à Kyoto, dont on avait entendu grand bien. Le prix était dément, mais comment trouver mieux ? On a renoncé.

6° Retour par KLM

On devait quitter le Japon le mardi au bout de 8 jours. Mais le vendredi, dernier jour du congrès on a réussi à trouver un avion pour le lendemain. Et on est parti au bout de 5 jours en n'ayant rien compris au Japon.

dimanche 6 avril 2008

Fraises des bois sur le lac Atitlan


Noël 1972, avec notre camping-car Volkswagen, notre fils de 5 ans et notre fille de 2, nous avons quitté Austin (Texas) pour visiter le Mexique et le Guatemala (plus 18 heures d'enfer au Belize, dont je parlerai un jour). Prudents et craignant la "turista", connue là-bas comme "Moctezuma's Revenge", nous étions partis les coffres pleins de nourriture "civilisée". Et nous fûmes préservés...

Ou presque !!!

C'est vers le jour de l'an que nous sommes arrivés près du lac Atitlan, un superbe lac de cratère lui-même surmonté d'autres volcans, proche d'une ville mythique : Chichicastenango. Rien que de prononcer ce nom, et l'on retrouve les couleurs des "wipils" des paysannes, les odeurs d'épices du marché où elles vendent leurs légumes et le brouillard d'encens brûlé au pied de l'église tout à côté.
Nous passâmes 2 nuits dans un petit hôtel sur le bord du lac pour récupérer un peu du début du voyage. C'est là qu'au restaurant une petite fille vint nous proposer de magnifiques fraises des bois dans une feuille de bananier. Ma fille en voulait absolument, et nous oubliâmes la prudence que nous avions observée jusqu'alors.
Retour à Guatemala City pour y passer la nuit, puis départ le lendemain après manger direction Tikal via le lac Izabal. Arrêt à Quirigua pour voir quelques stelles mayas, et là, notre fille commence à vomir. On continue, passe le bac que l'on doit franchir avant de partir plein nord dans la jungle vers Tikal. Et notre fille de continuer à vomir... Arrêt à la fin du jour, qui arrive dès 6/7 heures le soir sous ces lattitudes et à cette époque de l'année. Et tout ce que l'on donnait à notre fille à boire ou à manger était immédiatement rejeté. Inquiétude, sachant qu'à 2 ans, un enfant peut se "vider" très rapidement.

Décision de retourner illico à Guatemala City. Avec de la chance nous avons pû reprendre le dernier bac, et à minuit on se réinstalle à l'hôtel quitté quelques heures auparavant. Le lendemain, le consulat de France nous indique le nom d'un médecin qui vient voir la petite. Déshydratation importante, quelques pilules, beaucoup boire, carottes et riz, et on attend 36 heures avant de repartir. Par précaution, on passe la nuit à Puerto Barrios pour s'assurer que tout va bien en attendant de prendre la piste pour Tikal (circuit jaune, après l'aller-retour 3 jours avant en bleu sur la carte).

Mais nous n'étions pas fiers... Que se serait-il passé si nous avions hésité un peu plus avant de revenir et qu'il n'y avait plus de bac pour traverser le lac Izabal ?..
Un petit diaporama de ce voyage presque parfait.

jeudi 13 mars 2008

Le bon gouvernement

Une visite récente de Sienne m'a permis de découvrir cette ville magnifique et ses richesses artistiques. L'apogée de Sienne date de la fin du XIIIème siècle et du début du XIVème, durant un siècle où la ville s'émancipa du pouvoir féodal. L'idée de gouvernement au service des citoyens dans et hors les murs de la ville émergea. Elle est illustrée par des fresques de Lorenzetti dans la salle dite de la Paix dans le Palazzo Pubblico qui se trouve sur le "Campo", cette place en coquille si célèbre et où se court le Palio.
On ne peut ni photographier, ni filmer ces fresques. J'ai donc acheté une belle reproduction, et je l'ai mise sous forme de vidéo :


D'autres aspects de Sienne dans cette vidéo qui est une balade dans la ville :


lundi 18 février 2008

Trinidad (Cuba)

Trinidad est probablement la plus jolie ville de Cuba, elle est d'ailleurs inscrite au Patrimoine de l'Humanité de l'Unesco. Ce qui permet une réhabilitation progressive des maisons, rues et palais. Sa fondation date de 1514, mais son heure de gloire commença au milieu du XVIIIème siècle avec l'exploitation de la canne à sucre dans les usines alentour mais dura à peine plus d'un siècle, la betterave la supplantant à la fin du XIXème siècle. Mais durant cette période, les grandes familles rivalisèrent dans les palais qu'elles construisirent. Certains sont encore en réfection, mais ceux que l'on peut visiter sont magnifiques et recèlent de magnifiques pièces de collection.
La vidéo qui suit donne une idée de la beauté de cette (petite) ville cubaine.

lundi 4 février 2008

Une journée à Santiago de Cuba


Nous sommes arrivés tôt le matin à Santiago en provenance de La Havane. Et nous nous sommes installés à l'hôtel Casa Granda, on ne peut plus central puisque donnant sur le Parque Cespedes qui est le centre de la ville avec la cathédrale d'un côté, l'hôtel de ville de l'autre.
La magnifique vue depuis la terrasse du cinquième étage de cet hôtel fait oublier la lenteur exaspérante de l'ascenseur permettant d'y parvenir. Et en redescendant, c'est un autre plaisir qui vous attend, celui de déguster un "mojito" dans le bar en plein air au premier étage tout en regardant l'animation bon enfant sur la place.

Santiago de Cuba est une ville qu'il ne faut pas manquer de visiter, tout le contraire de Varadero avec ses hôtels "All Inclusive", c'est-à-dire tout compris, même les boissons alcoolisées, je ne vous fais pas de dessin !
Mais tout de même près de 900 kilomètres pour y parvenir, on n'imagine pas que Cuba fait, grosso-modo 1000 km de long sur 150 de large.

Après une visite du centre de la ville cette première journée, nous avons pris rendez-vous pour le lendemain avec un taxi de toute beauté.
Nous avons convenu d'un prix pour une balade vers Nuestra Señora del Cobre (20 kilomètres au Nord de la ville) puis le Castillo El Morro (15 km au Sud), départ 10 heures, retour après le déjeuner au restaurant du Castillo vers 14 heures.

Le lendemain départ comme prévu dans ce taxi de 1958 qui fêtait son cinquantenaire, comme Cuba fête en ce moment le cinquantenaire de la révolution castriste. Et visite de la Vierge du "Cuivre" (à cause de la mine proche). Beaucoup de monde, apportant notamment de somptueuses corbeilles de fleurs pour honorer la Vierge. C'était un samedi, jour de baptème à la chaîne dont on peut voir un petit extrait dans cette autre vidéo. Etonnant de voir ces femmes amenant leur bébé, toutes sur leur 31, c'est-à-dire jupes courtes ou pantalons transparents, et décolletés avantageux en prime pour le curé quand elles penchaient l'enfant pour recevoir l'eau bénite...
En revenant de la vierge du Cobre, notre chauffeur nous a convaincu qu'il fallait faire le détour pour visiter le cimetière San Ifigenia que j'avais bien vu indiqué dans les guides mais qui ne n'inspirait pas outre mesure.
Bien nous en a pris d'accepter sa proposition. Magnifique cimetière en effet, où Bacardi (le rhum) voisine avec les héros de l'indépendance de Cuba. Avec en prime la relève de la garde au monument commémoratif de Jose Marti, figure emblématique de la révolution de 1895.

Comme prévu ensuite, nous sommes allés vers ce très beau fort espagnol à l'embouchure de la baie de Santiago, le Castillo El Morro. Après un bon repas "créole", sur le chemin du retour, nous avons demandé à notre chauffeur où nous pourrions manger une bonne langouste le soir. Il nous a proposé une maison particulière proche du centre et nous y a emmenés pour réserver. Quand nous avons payé le chauffeur en le quittant, on lui a demandé le prix compte tenu de son détour par le cimetière San Ifigenia. Mais le prix est resté le même ! On l'a donc réservé pour nous amener le lendemain au terminal routier de Viazul, la compagnie de bus pour Baracoa, notre prochaine étape.
En attendant, nous avons mangé notre langouste, copieuse et excellente. Soirée terminée à la "Casa de la Trova", bar/salle de concert pour y écouter salsas et boléros et voir les couples de cubains danser.
Belle journée, en effet. Ci-dessous, une vidéo sur cette ville attachante :


mercredi 16 janvier 2008

Cubains

Cuba est étrange. On a plein d'idées a priori, notamment sur un marxisme fossilisé dont on se demande comment va se dérouler l'après-Fidel. On n'est pas vraiment sûr qu'il s'agisse d'une destination de vacances appropriée...
Et on découvre un pays pauvre, très pauvre où les gens sont à la chasse aux CUC, pesos convertibles, seule monnaie leur permettant d'acheter le nécessaire. Car pour l'indispensable, ils n'ont que leurs salaires de 200 à 600 pesos cubains (rapport de 1 à 24) vite dépensés dans les magasins d'état avec leurs tickets de rationnement (lait, farine, etc.) ou dans les marchés où ces pesos cubains sont acceptés.
Mais ces gens sont gentils, vivants, fiers, proprement habillés. Les habitations sont certes souvent décrépites mais les rues sont nettoyées, les enfants plutôt polis.
J'ai fait une petite vidéo qui donne une idée de cette ambiance bon enfant, et toujours agrémentée d'une belle musique à base de salsa et boléro.

samedi 12 janvier 2008

Comandante Che Guevara

De retour d'un séjour de 2 semaines à Cuba, je vous propose en introduction cette petite vidéo qui présente de façon sarcastique le tourisme international tel qu'il se pratique à Varadero, lieu (camp) de concentration de la majorité des vacanciers. Heureusement, il y a d'autres façons de visiter ce pays très attachant.
Voir les portraits du Che sur tous les rayons de T-shirts, le retrouver sur la moitié de présentoirs de cartes postales, entendre à tout moment la (belle) chanson "Hasta Siempre", tout cela a commencé à me donner des boutons. Quand sur une plage j'ai entendu le début de cette chanson, j'ai pris ma caméra et filmé en son direct. La mer était si calme que le bruit des vagues ne pouvait atténuer le son des hauts parleurs...

samedi 15 décembre 2007

Medan-Djojakarta sur Garuda Airlines

En juillet 1992, à l'occasion d'un congrès à Tokyo, nous en avons profité avec mon épouse pour faire un voyage de 3 semaines en Indonésie. En nous débrouillant sur place par nous-même, cela s'est remarquablement bien passé dans un pays que nous avons beaucoup apprécié. Je serai moins enthousiaste sur la compagnie aérienne locale, le voyage de Medan (sur Sumatra) à Djojakarta (sur Java) via Djakarta nous ayant donné de belles frayeurs. Jugez-en plutôt.

Départ de Médan vers midi, en vue d'une arrivée en fin d'après-midi à Djojakarta après l'escale de Jakarta. Mais au bout de 40 minutes d'attente dans ce premier avion, on redescend pour en prendre un autre 1 heure après. Pas d'explications, mais on est encore dans les temps pour la correspondance.

A Djakarta, on embarque sur un Boeing 737, point fixe en début de piste, l'avion s'élance, prend de la vitesse et, sur le point de quitter la piste, freinage à mort pour s'arrêter en bout de piste. Sans encombre. Le capitaine nous explique qu'il y a eu une "red light" et qu'il a préféré interrompre le décollage. Retour en zone de départ, cela traîne et on patiente avec un carton repas tristounet.

Et on repart à la nuit tombante pour l'embarquement suivant. En vérifiant bien que le Boeing 730 n'est pas le même que le précédent ! Décollage OK, mais bruits sous l'avion au moment de rentrer le train d'atterrissage. L'avion se met en palier et commence à tourner. Comme je fais souvent des plaisanteries d'humour noir à ma femme qui a très peur en avion, je lui dis "Tu vas voir, on va revenir à l'aéroport". Elle me dit d'arrêter de plaisanter, mais effectivement, l'avion se met en descente et entame l'approche. On atterrit correctement, mais en regardant par le hublot au virage en bout de piste, je vois 5 camions incendie devant l'avion, et 5 autres derrière... Et le capitaine de nous confirmer que l'on a fait un "Emergency landing". Mais l'avion est arrêté en bon état. Arrêté, c'est le terme qui convient car le pilote a beau mettre les gaz à fond, l'avion vibre de partout mais refuse d'avancer. Une dizaine de minutes plus tard, un gros camion vient se placer devant l'avion pour le tirer, on entend le rugissement de ses moteurs mais rien à faire. Les bruits suivants sont ceux d'une masse violemment frappée sur le train d'atterrissage pour essayer de le débloquer. Jusqu'au moment où un camion viendra nous chercher pour nous ramener à la salle d'embarquement. Il est 22:30 et on nous dit qu'il est trop tard pour décoller avec un autre avion, que l'on va nous amener à l'hotel pour reprendre le 1er vol pour Djojakarta le lendemain à 6 heures.

On arrive après minuit dans un hotel de luxe, le temps de s'endormir pour un court sommeil, on est réveillé par un serveur qui nous apporte un "Welcome tea"... Quelques brèves heures plus tard, nous faisons le dernier vol qui se passe bien.

Mais il nous aura fallu prendre en tout 5 avions et 20 heures pour rallier Djojakarta.
Conclusion concernant Garuda Airlines : leurs avions sont plutôt mauvais, leurs pilotes plutôt bons, tant mieux...

mardi 4 septembre 2007

Voyage en Libye, avril 2000

Nous avons fait un beau voyage, (dans l’Akakous et le Messak de Mourzouk)

Vers des terres et des cieux différents, des espaces élargis et comme pris dans les forces naturelles - chaleur, ou vent, ou … - qui s’y répandent, sans obstacle ;
L’eau, si rare, y donne tout à coup une sensation, de pureté, de vraie fraîcheur.
Le désert, comme une mer, sur laquelle on serait debout, et l’horizon tout autour, très, très loin.

Le désert des montagnes, masse de rochers tourmentés, émergeant de la dune envahissante – comme un commencement du monde. Le contraste des couleurs, sable / noir / ocre / rose – des touffes parfois fleuries, géraniums sauvages ou coloquintes, toutes sortes de lézards, des oiseaux.

Là, on a vu des peintures …


Le désert noir, caillouteux, brillant de chaleur ; proprement infernal, sous sa " croûte " oxydée par la sécheresse ;


A perte de vue … parfois, un simuli de tumulus, parfois une pierre d’entrave, parfois aussi une légère et large dépression – très ancien canyon – repérable aux sables plus clairs qui affleurent, aux touffes de plantes, aux acacias superbes.


Là , sont des gravures …


Et puis le désert des dunes





Ondulations libres et douces, lumineuses comme offertes au soleil, jouant avec la brise, (ou avec le vent, et tout devient gris) ;




Les palmeraies, aux lacs verts, y sont comme des joyaux.
Les 4X4 y font des galipettes, s’y roulent comme dans des édredons.
Avant d’aborder cette zone aride et belle, nous avions parcouru deux villes romaines magnifiques au bord de la mer :




Sabratha, rose,



Avec ses monuments puniques, Son théâtre si élégant …








Et Leptis Magna, la grande, ses avenues,






Ses basiliques, son forum,


Ses marchés, son théâtre,



Les thermes d’Hadrien si raffinés, cirque, champ de courses …

Nous avons voyagé avec des amis, de vrais amis avec lesquels nous étions vraiment à l’aise,



Et nous nous sommes bien amusés !


Les guides nous ont été très sympathiques, les équipes furent très efficaces


L’organisation et la préparation avaient été parfaites, et la mallette secouriste de Christiane nous a tranquillisé l’esprit.
Une pure parenthèse de bonheur !
Et notre debrief, autour de la " chorba " cuisinée par Jean-Claude, avec photos en long et en large, et les documents complémentaires apportés par Catherine, notre guide française (Le Comptoir des Déserts), y mit un point d’orgue.
Que tous les voyages soient aussi réussis.

Texte de Lise-Marie Bosse-Platière

dimanche 2 septembre 2007

Oman, mars 2007

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Venise

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jeudi 30 août 2007