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lundi 16 mars 2009

Grenoble, c'est pas le Barça !

Mis en bouche par le 4-0 au bout de 40 minutes que le Barça infligeait à l'OL quelques jours auparavant, nous sommes allés hier dimanche au Stade des Alpes de Grenoble, mon beau-fils et moi, pour voir le choc Grenoble-Saint Etienne. Car il est un ardent supporter des Verts, et que je voulais voir ce nouveau stade.

Pour le stade, je n'ai pas été déçu, c'est une très belle architecture avec vue garantie sur les montagnes environnantes. Belle pelouse, belle lumière, à un quart d'heure du coup de sifflet, les supporters stéphanois sont déjà véhéments, ils sont venus en masse !
Tout cela me rappelle mes vingt ans, quand j'allais au stade Geoffroy Guichard à Saint Etienne. Pas de tribunes confortables pour nous mais des gradins en terre battue, debouts pendant 90 minutes pour applaudir les exploits de Abbes, Jacquet, Oleksiak ou Rijvers...

Mais le match vient de débuter. Lentement de part et d'autre ! On atteint la mi-temps sur un score vierge, mais la température est plaisante : 22° au tableau d'affichage.

Cela s'anime un peu ensuite, surtout vers la fin de la partie. Mais au bout des 90 minutes, c'est toujours 0-0. Encore 3 minutes pour les arrêts de jeu.
Le soleil est maintenant couché derrière les hauteurs du Vercors. C'est le moment que je choisis pour rappeler à mon gendre cette citation du Journal du Dimanche que j'ai acheté le matin :
" Mécha Bazdarevic est l'Arsène Lupin des arrêts de jeu : quand l'adversaire pense déjà à sa douche, ses joueurs chapardent un point en toute discrétion. Nantes et Caen sont tombés dans le panneau ces deux dernières semaines. Rattrapé par Monaco à l'ultime seconde, Saint Etienne a le profil de victime. "
Et miracle ou catastrophe, à quelques secondes du coup de sifflet final, but de Grenoble !!! Hervé est anéanti.

mardi 3 février 2009

YOU are the crisis !

Jeudi 29 janvier dernier, journée de grève. Eh bien, à 10 heures, j'étais sur l'avenue Jean-Jaurès à Grenoble. Pas de problème pour venir, il y avait un tram toutes les 10 minutes. Et les bistrots étaient ouverts : j'ai pu m'y réfugier un quart d'heure pour me réchauffer car il faisait froid. Et donc le rhume de cerveau que j'avais s'est transformé les jours suivants en amygdalite, bronchite puis trachéite, j'en sors tout juste maintenant... Mais sans regret d'avoir défilé deux heures durant, ce dont je ne suis d'ailleurs pas coutumier.

50 000 manifestants selon le Dauphiné Libéré, pas loin d'un record. Et contrairement à ce que les ministres de service dénonçaient en évoquant une "grève" injustifiée, inutile, non citoyenne eu égard à la crise, ce défilé était moins une revendication qu'une protestation. Depuis une vingtaine d'années, l'écart des revenus s'est agrandi considérablement, la financiarisation de l'économie a profité aux plus riches qui attendaient des rendements de 10% à 15%, tout cela pour nous amener dans le mur. Et maintenant, qui va payer les pots cassés ? C'est ce que se demandaient les gens qui défilaient.
D'autres défilaient au Forum de Davos (je vous parlerai un jour de ma présence au World Economic Forum de Davos en 1986) et résumaient bien ce sentiment : "YOU are the crisis"...


Je n'ai pas eu le réflexe de photographier un gamin de 8 ans, venu avec ses parents et qui résumait ce sentiment. Il avait scotché sur un bâton un bout de carton sur lequel il avait écrit maladroitement : "Je suis pas content !"

jeudi 22 janvier 2009

Des subprimes à Madoff

Dans son édition du 17 janvier 2009, Le Monde propose un article, Les rabatteurs au coeur d'une arnaque mondiale, qui m'a rappelé le billet que j'écrivais en septembre 2007 à propos du placement qu'avait fait une amie. J'y écrivais notamment :

" Il y a un an, mon amie O., proche de la retraite me parlait de son petit capital à placer pour plus tard. Le confier à la banque lui rapportait entre 1,50% et 2%, ce qui la choquait alors que certains "gestionnaires de fortune" promettaient entre 8% et 10%. Je lui ai dit qu'un tel rendement avec un tout petit peu de garantie, cela n'existait pas !... Mais elle a quand même placé son argent ainsi.
Il y a six mois, quand je lui en reparlais, elle me disait qu'elle recevait des relevés mensuels faisant état d'intérêts entre 7% et 9%...
"
A cette époque-là, je me disais qu'avec les subprimes, elle risquait de perdre une partie de son pécule. Mais je ne lui ai pas conseillé de retirer ses billes pendant qu'il était encore temps, même si elle y devait y perdre un peu en route. C'était difficile de lui donner un tel conseil, et qui suis-je d'ailleurs pour lui prodiguer des conseils financiers ? Dommage quand même...

Car depuis sont arrivées et la crise financière, et l'affaire Madoff. Et donc quand je lis l'article du Monde, je me dis que cela sent le roussi pour mon amie. D'autant plus que son "gestionnaire de fortune rabatteur" est mort entretemps (rien n'indique que ce n'est pas de mort naturelle), que tout est maintenant bloqué à la commission bancaire et que c'est désormais le black-out total sur ce qu'est devenu son investissement. Est-il même censé de s'en remettre à un avocat pour tenter de récupérer un placement qui s'est peut-être évanoui ?


Et rétrospectivement je me dis que si elle avait effectivement retiré son argent l'année dernière, dans l'hypothèse où son rabatteur l'avait bien placé dans du "Madoff", mon amie aurait fait du 7%/9% d'intérêt !!! Comme tous ceux qui se sont retirés à temps et dont on n'entend pas parler d'ailleurs...

lundi 12 janvier 2009

Demain ? Ou après-demain...

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Ou plutôt un anniversaire. Celui de mes 66 ans et 8 mois, soit 66,6666... ans : je suis 2/3 de centenaire. Ce qui me plonge dans un abîme de réflexions...

J'ai beau me dire qu'à près de 67 ans, c'est plutôt un peu avancé en âge, j'ai du mal à me faire à cette idée. Autrement dit, 67 ans c'est vieux, je le sais et je le constate chez d'autres, mais en ce qui me concerne, je n'ai pas l'impression d'être vieux ! Tous mes cheveux et pas trop blancs, j'ai mon autonomie, je lis, vais au cinéma, ne dis pas trop de bêtises, gère correctement mon argent, continue même à être un peu créatif ne serait-ce qu'à travers ce blog.

Mais en même temps, je ne peux que regarder les chiffres : normalement, il me reste un peu plus de 11 ans à vivre selon les statistiques, peut-être un peu plus du fait que j'ai déjà atteint 66. Et 11 années, cela me semble un peu faible à mon goût, pour moi c'est demain... Bref, c'est trop tôt.

Par contre, les statistiques parlent aussi de l'accroissement du nombre de centenaires, plus de 35000 après 2040 si j'y arrive. Soit 33 ans potentiellement devant moi, je trouve que c'est un peu trop ! Un après-demain qui ne se ferait pas sans dommages, dont les prémices montrent le bout du nez. Des genoux qui commencent à rouiller, un embonpoint qui m'éloigne des 59 kilos de mes vingt ans, une mémoire moins papier-collant qu'autrefois...

Il n' y a pas d'âge idéal pour tirer sa révérence, je suis fataliste comme le Mektoub que l'on entend dans l'Agadir où je suis né, je ne m'offusquerai pas. Une seule chose tout de même : ne pas survivre à mes enfants.

vendredi 26 décembre 2008

Sic transit gloria mundi


Je suis tombé par hasard sur ce communiqué du fonds CS Alternatif du Crédit Suisse :
Objet : Suspension des rachats et de l’émission de parts nouvelles en vue de la dissolution de CS ALTERNATIF
... a décidé de suspendre dès aujourd’hui les opérations de rachats des parts existantes et l’émission de nouvelles parts du fonds CS ALTERNATIF compte tenu des circonstances exceptionnelles de marché.
... Par ailleurs, et afin de permettre à CS ALTERNATIF de sortir de cette crise dans les meilleures conditions, CSAM Gestion a également pris la décision, conformément à l’article 214-3 du Code Monétaire et Financier, de procéder à la dissolution anticipée de CS ALTERNATF qui interviendra dès que l’AMF aura donné son agrément.
... Nous vous remercions de votre confiance dans cette période exceptionnellement troublée et nous vous prions de croire en notre volonté de continuer à défendre au mieux vos intérêts.
J'ai regardé de plus près cette SICAV. Boursorama indique une capitalisation de près de 100 millions d'euros, partis donc en fumée apparemment. Plus amusant, ce communiqué (disparu !) de l'EDHEC (Busines School de Lille et Nice) d'il y a 2 ans et qui plaçait ce fonds 2ème ex-aequo :

Je vous laisse le soin de regarder ce qui est arrivé au 1er et aux autres 2èmes.

vendredi 19 décembre 2008

Goldoni dans les Aurès

S'il est encore sur les écrans près de chez vous, allez voir le film "Mascarades".












Réalisé par Lyes Salem, qui joue le rôle principal, ce film se passe dans un village algérien. Mounir a une soeur, Rym, qu'il n'arrive pas à marier car victime de narcolepsie elle s'endort à tout bout de champ. Un soir, ivre, il crie à tout le village qu'il a trouvé un beau parti pour elle. Le voilà embarqué, et le village avec, dans un tourbillon d'embrouilles.


J'ai lu une critique dans Paris-Match qui évoque Goldoni à propos de ce film. C'est exactement cela, et probablement une des raisons qui m'ont fait aimer ce film : gouaille, excès et grands sentiments pour des Arlequin, Colombine et Pantalone des Aurès. Et ce titre qui évoque les masques dont sont affublés les protagonistes de cette Commedia dell Arte berbère.

Regardez la bande annonce.

mardi 18 novembre 2008

Dégoûts partagés



J'ai deux amies prénommées Françoise qui n'ont pas mes idées politiques, loin s'en faut. Elles seront contentes que j'attire leur attention sur ce billet dans le blog Chroniques Judiciaires de la journaliste du Monde Pascale Robert-Diard.


Voici ce qu'elle écrit :

" A la suite d’un compte-rendu d’audience du procès de l’Angolagate, Jean-Christophe Mitterrand a adressé le droit de réponse suivant:

S’il est tout à fait vrai que j’ai reçu de Pierre-Joseph Falcone des sommes d’argent, c’est seulement par le procédé de virements bancaires en provenance de comptes étrangers. Il est faux en revanche que j’ai reçu quelque paiement en espèces que ce soit et il est inexact qu’un tel fait soit soutenu par l’accusation. Je ne suis d’ailleurs pas poursuivi de ce fait devant le tribunal”.

M. Mitterrand est en effet poursuivi pour avoir perçu de janvier 1997 à juillet 2000 sur un compte ouvert dans une banque suisse à Genève, des virements ordonnés par Pierre Falcone pour un montant de 14 millions de francs. Pendant l’instruction, il a expliqué que cette rémunération correspondait à des prestations de conseil.

Il ajoutait: “Il est possible qu’il [Pierre Falcone] m’ait remis un jour 200 francs pour prendre un taxi. Je n’exclus pas que, de temps en temps, il m’ait donné 200 francs par ci ou 1000 francs par là”.

Les sommes versées sur ce compte suisse n’ont pas fait l’objet de déclarations fiscales en France.

L’information judiciaire a également établi que les premiers versements avaient été perçus par M. Mitterrand alors qu’il était indemnisé en France au titre de l’assurance-chômage par l’ASSEDIC pour un montant de 326.000 francs.

M. Mitterrand avait été licencié en octobre 1995 du poste qu’il occupait à la Générale des eaux depuis avril 1992, moyennant un salaire mensuel de 79.700 francs. Il avait obtenu de cette société une indemnité de licenciement transactionnelle d’un montant de 700.000 francs.

Le cas de M. Mitterrand sera examiné à l’audience du mercredi 19 novembre.
"

Un droit de réponse fort mal venu !

mardi 30 septembre 2008

Achats et pouvoir d'achat

On parle beaucoup de pouvoir d'achat, terme que Nicolas Sarkozy a voulu mettre au coeur de sa campagne présidentielle de son présent quinquennat. Et il y est en plein, effectivement !

Une dépense récente m'a interpellé à cet égard. Devant garder mes quatre petits-enfants durant 15 jours, j'ai réalisé qu'il était interdit de transporter 4 enfants dans une voiture normale. Et se balader à deux voitures n'était pas une solution valable. Nous nous sommes donc rabattus sur la location pendant deux semaines d'un Opel Zafira 7 places. Un peu de shopping sur internet, et je me suis rapidement fixé sur une offre Europcar. Avec 3500 kilomètres gratuits (je n'en ai utilisé que 1200), en payant immédiatement, il m'en a coûté tout compris 588 euros. Et je me suis dit que ce n'était pas si cher que cela...

Avec toutes les vidéos que j'ai faites, il me faut une place énorme. J'ai déjà des disques durs externes, mais ils deviennent insuffisants. Il y a 2 ans, j'ai acheté un 320 MB pour 135 euros. En ce moment, je peux trouver 500 MB pour 65 euros. Mais je vais attendre un peu que le disque de 1 Terabytes (1000 MB) passe en dessous de 100 euros, ce qui ne saurait tarder. Là aussi, j'en ai beaucoup plus pour mon argent.

A l'évidence, avec de telles baisses dans certaines gammes de produits, et une inflation moyenne dans les 2 ou 3 %, cela fait forcément du 5 ou 10% dans d'autres types d'achats, comme la nourriture, le logement ou les services. Malheur à ceux dont le panier doit se contenter de cette dernière gamme de produits...

jeudi 3 juillet 2008

Ingrid : Verbatim

Tiré de l'interview d'Ingrid Bétancourt par David Pujadas au JT de 20heures du 3 juillet (*).
"Il n'y a aucune fatigue dans la liberté"

"Ce n'était pas un traitement que l'on puisse réserver à un être vivant... Je n'aurais pas donné le traitement que j'ai reçu à un animal, même peut-être pas à une plante."

"Lorsque j'étais là-bas, entre leurs mains, j'avais des poussées de violence en moi. Mais je ne voulais plus sentir en moi une espèce de spasme de haine qui de temps en temps me secouait. Je me disais aussi qu'une fois libre, je devais être libre de tout, et en particulier libre de haine... Je pense que ce sont des attitudes qui vous rendent esclave."

"Oui, je crois que je suis profondément changée, tout en étant la même"

"J'aurais pû me prendre au jeu. C'est horrible à dire, mais quand on vous traite comme un chien, vous terminez par vous comporter comme un chien."

"Quand je les ai eus [mes enfants] en face de moi, j'ai trouvé que la réalité était meilleure que le rêve."

vendredi 23 mai 2008

Mon gasoil a un goût de poisson...

Constatation N°1 :

Quand j'ai acheté il y a 5 ans ma 206 Diesel, le gasoil était à peu près 25 centimes moins cher que l'essence sans plomb 95, et cet écart est passé (1,419 euros le litre aujourd'hui à la pompe où je m'approvisionne) à 5 centimes. Donc de 25% à un peu plus de 3% d'écart : le gasoil a pratiquement rattrapé l'essence.

Constatation N°2 :


Les pêcheurs voient leurs coûts monter fortement avec l'augmentation du prix des carburants. Ils disent qu'en payant 70 centimes le litre de gasoil, ils perdent de l'argent, et ils veulent ce gasoil à 40 centimes.



Conclusion N°1 :

Le gasoil payé par les pêcheurs était déjà pas mal subventionné par l'Etat, il va l'être encore plus. On nous dit que c'est parce qu'il n'est pas possible de reporter cette augmentation du prix de revient sur le prix du poisson payé par le consommateur.

Conclusion N°2 :

Qui a payé pour faire baisser le prix payé par les pêcheurs pendant ces 5 années ? Les propriétaires de voitures diesel, pardi ! Ils se rendent compte en effet qu'ils payent maintenant le gasoil le même prix que l'essence...

Moralité 1 :

On peut dire à la télé, à la radio ou dans les journaux pis que pendre sur ces fainéants d'enseignants, ces planqués de fonctionnaires, ces chômeurs profiteurs, etc.
Mais si vous ne voulez pas que le Parlement de Bretagne brûle une seconde fois, n'évoquez surtout pas cette coïncidence entre la remontée du prix relatif du gasoil payé par les propriétaires de diesel et la baisse réclamée vers 40 centimes de celui payé par les pêcheurs. D'autant plus qu'un pêcheur cache probablement un routier à l'affut !

Moralité 2 :

Il est normal que la solidarité nationale vienne en aide à ceux qui en ont besoin. Ce qui est probablement le cas en ce moment pour les pêcheurs. Mais elle doit se faire avec toutes les cartes mises sur la table. Et quand les affaires vont mieux, le bilan doit aussi être tiré. A cet égard, le monde paysan actuellement fait preuve d'un silence assourdissant... J'attends que l'on demande aux céraliers, et d'autres qui me préparent mon futur agro-gasoil, de cotiser pour rembourser, sur les vastes profits à venir, les subventions récentes.

jeudi 6 décembre 2007

Une belle histoire le matin en me levant

Quand nous avons nos petits-enfants à coucher le soir chez nous, on leur raconte une belle histoire avant de se coucher. Et ils s'endorment heureux...
Moi, le matin en me réveillant, je prends mon café, j'ouvre la radio et j'écoute Nicolas Sarkozy me raconter une belle histoire, toute nouvelle.

Ce matin, c'était sa communication en ondes courtes avec Ingrid Bétancourt. Plus émouvant, tu meurs. Evidemment, j'apprécie ce qu'il fait pour cette femme, mais trop, c'est trop, surtout quand c'est systématiquement mis en ondes...

France Inter le 6-12-2007 8 heures (28 secondes)&nbsp


On avait eu droit au "Grenelle de l'environnement", c'était beau comme tout. Du coup, on va avoir droit à une grêle de Grenelle qui vont nous tomber dessus. Avec des lendemains qui déchantent comme quand on lit ensuite dans Le Monde (5 décembre, page 8) le projet de loi qui suit ce Grenelle de l'Environnement :

La loi doit s'appuyer "sur la liberté de consommer et de produire avec ou sans organisme génétiquement modifié".
Le temps que l'on se rende compte que l'on s'est fait rouler dans la farine, on se retrouve devant son café du matin, on ouvre la radio, et en route pour une nouvelle belle histoire de ce bon Nicolas. Qu'est-ce qu'il nous a trouvé pour aujourd'hui ?


Mise à jour du 17 décembre :



De mieux en mieux, l'idylle de mon Président avec Carla Bruni !!! Moi qui croyais qu'avec Rachida...

mercredi 12 septembre 2007

Subprime : qui perd, qui gagne ?

Il y a un an, mon amie O. de Genève, proche de la retraite me parlait de son petit capital à placer pour plus tard. Le confier à la banque lui rapportait entre 1,50% et 2%, ce qui la choquait alors que certains "gestionnaires de fortune" promettaient entre 8% et 10%. Je lui ai dit qu'un tel rendement avec un tout petit peu de garantie, cela n'existait pas !... Mais elle a quand même placé son argent ainsi.
Il y a six mois, quand je lui en reparlais, elle me disait qu'elle recevait des relevés mensuels faisant état d'intérêts entre 7% et 9%...
Depuis est arrivé l'affaire des "subprimes", même si la crise immobilière aux Etats-Unis date maintenant de 2 ans. Je recopie ici ce qu'en disait Gérard Verna récemment dans son blog "La vie n'est pas juste" :

Le pauvre et le golden boy : histoires de subprimes
La crise financière actuelle me semble être très révélatrice de la cupidité et du cynisme qui règnent sur le monde de la finance dont les responsables, jusqu’à certains assez bas échelons, sont si scandaleusement payés qu’ils n’ont plus aucun contact avec la réalité quotidienne.
L’idée de « subprime » est contraire à la morale et à la raison. Elle consiste à prêter, de l’argent, à des taux plus élevés que ceux du marché, pour permettre d’acheter une maison à des gens qui n’auront probablement pas les moyens de la payer et ne satisfont déjà pas aux obligations d’un crédit normal.
Un petit golden boy a inventé ça, le nez probablement plein de cocaïne, dans un passé récent où la situation lui permettait de ne prendre aucun risque : Il prenait sa garantie sur la maison et en cas de défaut de paiement la faisait revendre. Comme le marché immobilier était alors en pleine expansion – comme en France actuellement – il était sûr que la maison aurait pris de la valeur et qu’il n’y avait donc aucun risque.
Mais, comment résister à une mauvaise combine qui marche ? Après une ligne de coke de plus, il est facile de décider d’étendre le dispositif pour montrer à tout le monde à quel point on est malin. Jusqu’au jour où on s’aperçoit qu’on a tellement vendu de maisons à des pauvres que le marché immobilier est en train de s’effondrer et qu’il n’y a plus personne pour racheter les maisons de pauvres que cherchent à vendre les pauvres en faillite.
Salauds de pauvres ! Ils nous ont encore tout foutu en l’air !
Je n'ose plus évoquer cette histoire avec mon amie O.

Mais mon impression, c'est qu'au moins deux groupes ont trinqué : le jeune couple californien qui a perdu sa maison, et la pré-retraitée européenne qui a vu fondre son pécule...

Aux deux bouts de la chaîne. Quid entre les deux ???

http://verna.blog.lemonde.fr/2007/08/17/le-pauvre-et-le-golden-boy-histoires-de-subprimes/